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Accord gouvernement Slecg: Pourquoi Aboubacar Soumah ne pouvait pas perdre le bras de fer?

La crise qui minait le secteur éducatif guinéen depuis l’ouverture des classes début octobre 2018 vient prendre fin. Un accord a été enfin trouvé entre le gouvernement et le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), grâce l’implantation de Tibou Kamara, ministre d’État, conseiller personnel du chef de l’Etat…

Après ce dénouement heureux grâce à cette signature tant attendue tard dans la soirée de ce jeudi 10 janvier, il convient de marquer un arrêt  et chercher à comprendre pourquoi le Slecg ne pouvait pas perdre ce bras de fer.

Il est opportun de relever tout d’abord que le gouvernement, sous la houlette de son premier ministre Kossory Fofana, a usé de toutes  les manœuvres pour affaiblir le mouvement syndical. Des tentatives d’intimidation de toutes sortes: persécutions, mutations abusives, privatisation de salaires… même menace de radiation des grévistes de la fonction publique.

Le tout accompagné d’une campagne médiatique ourdie aux fins de dénigrer et décrédibiliser le slecg, avec à sa tête, son secrétaire général Aboubacar Soumah.

Mais c’était sans compter des faits pourtant que tout observateur lucide de la scène nationale ne pouvait perdre de vue. D’abord, c’est le soutien indéfectible dont Aboubacar Soumah bénéficie de la part de la base syndicale…

L’autre élément qui a échappé à Kassory et les faucons qui l’ont aveuglement suivi dans cette aventure, c’est la mixité ethnique du syndicat qui fait que des arguments lié à ce facteur souvent intervenu en politique, ne pouvaient passer.

L’autre raison pour laquelle le SLECG ne pouvait perdre ce bras de fer, c’est le soutien de l’union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) qui regorge en son sein les puissants syndicats des travailleurs des banques et du secteur de la téléphonie. Une centrale dont le secrétaire Général, Abdoulaye Sow avait annoncé l’entrée en lice très prochainement si le gouvernement ne saisissait pas cette chance à lui offerte via l’accord négocié par le ministre d’Etat Tibou Kamara.

Thierno Souleymane

Guineealerte.com