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Confiscation des libertés publiques: Dispersés par la force, les enseignants n’échappent pas à la règle  

Comme annoncé par l’actuel gouvernement via le ministère de l’administration du territoire, les manifestations publiques sont systématiquement  empêchées ces derniers temps en Guinée.  Cela est vrai sur le plan politique mais pas seulement maintenant.

Le cas actuel dans le secteur éducatif guinéen en est une autre illustration. Les enseignants guinéens du public, en grève dans la grande majorité depuis l’ouverture des classes début octobre, et privés de salaire à la fin du mois, décident de se faire entendre.

A cet effet, ils ont pris d’assaut les directions communales de l’éducation à Conakry et à l’intérieur du pays. Faute de cadre de discussion viable en vue d’une sortie de crise, à l’image de ce qui se passe dans le secteur politique…

Seulement, ils n’auront pas un traitement particulier. A l’image des autres manifestants ces derniers temps, ils sont dispersés à coups de gaz lacrymogènes. C’est le cas notamment à Kaporo (Ratoma) et à Yimbaya (Matoto) à Conakry.

Du côté de Yimbaya, la violence de l’intervention des agents en tenue a perturbé les cours à l’école privée Victor Hugo où certains parents ont été appelés par pour aller chercher leurs enfants…

Un pas de plus dans la volonté du pouvoir Condé de confisquer les libertés publiques et dans l’enlisement de la crise.

  Thierno Souleymane