Home - Société - Crise dans l’éducation: Le pouvoir trouve un subterfuge encore

Crise dans l’éducation: Le pouvoir trouve un subterfuge encore

Dans sa recherche de “solution” à la grève qui paralyse le secteur éducatif guinéen depuis l’ouverture des classes début octobre, le gouvernement ne fait pas économie des subterfuges. Comme souvent d’ailleurs. Le dernier en date est une histoire de recensement des enseignants dont le nombre serait encore inconnu de l’administration.

Comme le député Damaro n’est jamais loin des coups fourrés dans ce pays, le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’assemblée nationale est l’un des porteurs de l’initiative. M. Camara fait partie d’une  délégation qui a rencontré le bureau du syndicat dirigé par Aboubacar Soumah à cet effet…

Seulement, pour ceux dont la mémoire résiste encore à la machine à mensonge de ce pouvoir, l’on se souvient qu’il y a eu beaucoup d’initiatives prises dans ce sens depuis 2011. Parmi elles, le secrétariat chargé de la réforme et la modernisation de l’administration confié en son temps à Sékou Kourouma, actuel secrétaire général du gouvernement.

Une sorte de ministère parallèle qui a fait assez de bruit au tour d’un recensement biométrique qui avait fait énormément de dégâts sur des fonctionnaires dont le salaire avait été illégalement suspendu… Avec à la clé, des machines pointeuses pour contrôler la présence des travailleurs de la fonction publique, y compris les enseignants.

Un projet dont le coût et les contours rentent encore un mystère, mais qui s’avère un gros montage. Autrement, on ne parlerait pas aujourd’hui encore d’un nouveau recensement. Comme pour dire que le temps, l’énergie et les autres ressources de l’Etat et ses partenaires investis dans ce projet ont été un gros gâchis comme ce pouvoir en a les secrets.

Thierno Souleymane