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Illusion politique: Quand Damaro oublie qu’il n’est qu’un député sur une liste…

Le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, Amadou Damaro Camara était ce lundi, l’invité de l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace FM. Objectif (non avoué), réparer les «dégâts» causés la veille par son patron, le président Condé qui a eu un discours très dangereux pour la nation au siège du RPG arc-en-ciel.

Sorti tout droit d’un long silence (plusieurs semaines), le député spécialiste des polémiques, pour ne pas dire des intrigues ne dérogent pas à ses habitudes. Il s’y met à fond. Pour un départ M. Camara tente de trouver des excuses à celui qui ne trouve pas mieux que de prôner « l’affrontement» dans son pays. Cela, en violation flagrante de la constitution qui, en son article 47 stipule que «…le président de la République est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et de la cohésion nationale. »

Mais conscient que cela ne suffisait pas, le député enchaine avec la carte de la distraction. Abordant des sujets liés à la popularité ou à la représentativité d’acteurs sociopolitiques dont il s’évertue à discréditer. Tantôt traitant Abdouramane Sano (PECUD) d’illégitime, tantôt remettant en cause le poids politique de Sidya Touré qu’il qualifie de «dernier des premiers et premiers des derniers».

Seulement, en se livrant à ce jeu, Damaro aurait dû s’assurer que lui-même, dans les faits, représente quelque chose dans l’échiquier politique guinéen. En tout cas, jusqu’à la preuve du contraire, il n’est qu’un député parmi d’autres sur une liste nationale. Du coup, il ne peut objectivement revendiquer aucune popularité. N’ayant jamais eu le courage de prétendre à la tête d’une formation politique. Encore moins solliciter le suffrage d’un quelconque électorat. Même dans son  Damaro natal (sic).

Pendant ce temps, Sidya Touré, quoi qu’on en dise, a pris part à deux scrutins présidentiels et dirige la troisième force politique du pays, avec un groupe parlementaire à l’assemblé nationale. Un rêve pour beaucoup de politiciens. Sans doute une utopie pour ceux de la catégorie de Damaro !