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NFD vs UFDG: Ce contentieux devrait être vidé maintenant

C’est un secret de polichinelle que de dire qu’entre l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et les NFD de Mouctar Diallo c’est le désamour. Ce qui est surprenant, c’est le fait que la divergence entre ces deux anciens alliés soit entretenue encore, au point de ne servir personne dans les deux camps.

Le récent incident survenu entre le ministre de la jeunesse et des militants de l’UFDG à Labé n’aurait pas dû arriver. Plusieurs mois après le divorce entre les deux parties, chacun devrait faire preuve de retenue désormais. Mais il a été offert à l’opinion de constater que les regrets et frustrations sont en train de prendre encore le dessus. Hélas !

Pour rappel, mardi dernier, le président des NFD était l’invité de nos confrères de la radio GPP FM, à Labé, capital de la moyenne Guinée, région largement favorable au principal opposant Cellou Dalein Diallo. Mouctar Diallo y est revenu sur la rupture entre son parti et celui du chef de file de l’opposition. Il se serait dit victime de l’UFDG et son président qui l’auraient trahi. Ce à quoi des militants de l’UFDG mobilisés aux pieds du bâtiment de la radio ont réagit par des hués et autres propos déplacés contre le ministre Mouctar. Une scène de désolation qui a été filmée et publiée par des témoins…

Et c’est les médias qui s’en mêlent. Ouvrant ainsi une guerre des communiqués entre le camp du ministre Mouctar qui accuse le député uninominal (UFGD) de Labé et ce dernier qui menace de poursuivre ses accusateurs… Un spectacle désolant qui ne profite malheureusement à aucun des deux camps.

Et pourtant, ces anciens alliés pourraient consommer la rupture et continuer leur petit bonhomme de chemin sans haine. Il suffit d’un peu plus de lucidité et de hauteur de vue. Du côté de Mouctar par exemple, la solution pourrait être de regarder de l’avant sans commenter sans cesse cette rupture. Même si la question revenait toujours dans la presse, savoir couper court en se disant tout simplement qu’à un moment donné de leur collaboration, sont partenaire et lui voyaient différemment les choses. D’où est intervenue la nécessité pour chacun de reprendre son indépendance.

Pour sa part, l’UFDG devrait se dire qu’il n’y a rien à gagner à ruminer la rancœur contre son ancien allié. Si ce n’est le fait de donner raison à ceux qui, même à tord, veulent lui coller l’étiquette de la violence.

Ainsi, ce contentieux serait définitivement vidé et au profit de toutes les parties.