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Une nouvelle loi électorale en gestation: Ces failles redoutées dans l’entourage de Cellou Dalein Diallo  

L’entourage de Cellou Dalein Diallo pourrait être le talon d’Achille de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) dans sa conquête du pouvoir. Guineealerte l’évoquait dans une de ses précédentes publications. Des proches du chef de file de l’opposition seraient pressentis pour faire partie d’un plan qui risque de coûter les yeux de la tête à son parti.   

Aux yeux des observateurs avertis de la scène politique guinéenne, l’installation à compte goûte des élus des dernières élections locales est tout sauf du hasard. Tout porte à croire qu’il s’agit plutôt d’un subterfuge du pouvoir qui cherche par là à rattraper ce qu’il a perdu aux urnes. Les cas comme Kindia, Matoto et Kankan, sans êtres exhaustifs, sont illustratifs de ce fait, mais n’en seraient encore qu’une étape.

Si nos informations sont bonnes, l’étape suivante consistant à remettre en cause des avantages de l’opposition, notamment l’ufdg qui a enregistré une percée notable en dépit du fameux rôle de certains magistrats pendant la centralisation du vote du 4 février 2018…

Selon notre source, la machine est déjà mise en branle. La stratégie qui va avec aussi: il faut changer l’actuelle loi électorale, avec pour objectif la mise en cause de certaines dispositions actuelles.  Il s’agirait par exemple, si le topo marchait, de revoir le passage qui permet aux listes majoritaires de designer les chefs de quartiers et districts là où elles ont recueilli plus de voix. Pendant qu’en l’état, en ce qui concerne cet aspect, le principal parti de l’opposition aura sous son escarcelle 75 quartiers de Conakry. Sans parler d’autres villes dans des régions jadis présentées comme «acquises» à la cause du parti au pouvoir.

Mais pour cela, le pouvoir remettrait à contribution des associations qui s’opposaient à l’actuelle loi électorale. Ces organisations de la “société civile” seraient officiellement derrière la démarche qui aboutira à ce qu’ils appellent la «loi ndi».

Rien n’est laissé au hasard. Dans la même logique, pour tenter de faire passer la loi à l’Assemblée Nationale, les concepteurs de la chose compterait l’entourage de Cellou Dalein Diallo. Parmi les cibles, Aliou Condé,  secrétaire  général du parti, proche parmi les proches du président de l’ufdg…

L’homme a une influence réelle sur le chef de file de l’opposition qui lui ferait une «confiance aveugle». Présenté comme très introduit à la mouvance présidentielle, Aliou Condé est décrit comme l’interlocuteur privilégié du pouvoir qui, pour discuter de certains dossiers préférait traiter avec M. Condé en lieu et place de Dr Fodé Oussou Fofana, pourtant président du groupe parlementaire des libéraux au parlement.

Officiellement, la démarche n’est pas à l’ordre du jour. Le député et coordinateur de la communication de l’ufdg joint au téléphone sur le sur sujet dit ne rien en savoir. Ousmane Gaoual soutient même qu’une telle démarche n’a aucune chance de prospérer. Sauf, nuance-t-il, si le pouvoir fait un forcing comme il en a l’habitude.

Ce que redoutent des cadres du parti qui prennent  très au sérieux ce qu’ils considèrent comme une menace…

A suivre!

Thierno Souleymane

Guineealerte.com